Road trip en Amérique Latine

lundi 12 avril 2010

IGUAZU-ZU-ZU !!

Après Salta et le Nord de l'Argentine, c'est 23h de bus qui nous attendent pour rejoindre Puerto Iguazu ! En bonne et joviale compagnie, avec nos companeros grenoblois :)

iguazu1
Sacré trajet mais en cama (170°), ce qui est un sacré luxe, nous le comprendrons plus tard lors de notre virée jusqu'à Buenos Aires, version semi-cama...

iguazu2.1 On arrive à Puerto Iguazu, où on dégotte un hôtel non sans peine avec Kristian, car c'est la semaine sainte et tous le hôtels sont blindés !... Petite terrasse, bonne bière fraîche, ya comme un parfum de brazil dans ce ptit bled au ralenti... on n'est pas si mal ! ;) On se prépare sous cette chaleur humide à attaquer les chutes côté argentin le lendemain...

iguazu6 IGUAZU, c'est un peu LE spot touristique du Nord de l'Argentine, du coup ya du peuple !!! Mais vu la beauté du coin, ça vaut quand même sacrément la peine ! On croise pas mal de coatis, papillons, oiseaux colorés au milieu des migrations de touristes en masse... De chemins en passerelles, on atteint enfin les chutes et leur débit d'eau hallucinant...







iguazu4 C'est vrai que ça calme ! D'autant plus qu'on part tester les chutes, mais d'en bas, à l'aide d'un bateau puissant qui nous emmène sous les chutes ! Autant dire qu'avec le débit d'eau que tu te prends sur la tronche, on n'y voit rien du tout... Les gens crient comme des malades, genre c'est trop fun ouaaaaais yeeeeeeha so fuckin' amaaaaazing !!!! Bon, c'est vrai que c'est pas mal... mais pour des aventuriers avertis comme nous, ça reste une broutille où le pic d'adrénaline escompté ne peut être atteint aussi facilement... ;)




iguazu5 En tous cas, une bien belle journée qui s'achève avec la Garganta del Diablo, ce gouffre dans lequel les chutes sont les plus impressionnantes !! On finira même par voir 3 toucans sur le retour, grâce au flair incontournable de notre détecteur maison, j'ai bien sur nommé Kristian !!! :)




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Le lendemain, c'est à la partie brésilienne qu'on s'attaque ! Boa gia, obrigado... bordel, on capte pas grand chose, mais on arrive tout de même un peu à converser d'espagnol à portugais...
brazil

brazil1 Il faut d'abord prendre un bus car le parc est assez grand, et donc peu accessible... Une petite déception quand même, car on ne peut se balader trankilou, sans un guide ou sans prendre un bus... un parcours pour grosses feignasses quoi...





brazil2 La vue est différente de la veille, mais le parcours est plus rapide... Séquence photos !! On se balade jusqu'au cœur de la cascade, d'où l'on ressort une fois de plus bien trempés...






brazil3 Pause café au bout des chutes, avec nos amis coatis qui ont grave la dalle, et viennent quémander un truc à boulotter ! Les touristes les nourissent pour faire la bonne photo et ils deviennent de plus en plus dépendants des humains, voir agressifs... ya qu'à voir comment ils viennent foutre le dawa sur notre table ! Galettes, café avec ou sans sucre, tout y passe ! Une fois de plus au coeur du danger et dans le but de défendre nos maigres denrées alimentaires, nous saurons chasser ces rongeurs envahisseurs en les convaincant de retourner fouiner la terre de la forêt pour y manger des vers !


brazil4 Bref, on aura passé un bon ptit moment à Iguazu en compagnie de notre petite famille de globe-trotteurs préférée, qu'on va désormais suivre de loin à travers la suite de leur parcours en Amérique du Sud, et qu'on espère bien revoir à leur retour ! Buena onda chicos y suerte !! ;)




ba1
Un bon petit voyage de 17h nous attend jusqu'à Buenos Aires. Esteban aura aussi droit à sa tresse avant que chacun ne reprenne sa route... Après un voyage éprouvant, on arrive enfin dans la gueule du monstre, Buenos Aires, où l'aventure continue...

jeudi 1 avril 2010

ARGENTINA, NOUS VOILA !!!!

llegada_argentinaHé hé, ça y est on débarque en Argentine, pas pour longtemps mais c'est comme toujours assez excitant de passer dans un autre pays...
On a bien bourlingué en bus depuis Tupiza, petit coup de chaud à La Quiaca avant de repartir pour Humahuaca dans la foulée, après la quête perpétuelle du distributeur de biftons dans cette ville supra-moche...

iruya01Humahuaca, petite ville coolos. On y reste peu de temps car le but est d'atteindre Iruya, à 3h de route plus loin dans le massif montagneux. C'est chose faîte, et en tant qu'aventuriers que nous sommes, nous enfilons nos chaussures les plus résistantes et non moins odorantes pour aller guincher sur le cailloux multicolore de la Quebrada de Humahuaca ! Comment ci jooouli sa mèèère ! Ya des couleurs di partout, des ânes, des vieux argentins à qui il manque plein de dents qui sont trop gentils, des autres qui tirent la gueule parce qu'ils se tapent le trajet à dos de mule tous les jours, et surtout plein de cailloux qu'il faut enjamber, sauter car le chamin passe essentiellement par le rio !

iruya02On croise même un papi qui veut nous échanger sa canne contre un t-shirt anti-transpirant Quechua qui pue la mort, mais on l'envoie caguer en lui disant qu'on a des supers pompes gore-tex achetés au Vieux Campeur, et qu'on n'a pas besoin de mule pour tracer la route ! Et paf l'ancien, dans les dents ! Enfin... dans la dent !... Et ouais, quand tu voyages comme ça depuis une paye, tu sens venir les coups fourrés et ya comme un sixième sens qui se développe en toi... Balaaaise !!! Une super chouette balade mais bien crevante quand même ! et la route n'est pas encore finie... Retour au bercail après une bonne milanaise pour la suite des péripéties...

purmamarcaPurmamarca ! Tout piti bled dans la région de Jujuy, bien sympathique ma foi ! Tout autant aride et sec à l'image de ces paysages du Nord de l'Argentine, mais agrémenté par une petite montagne fort intéressante, el cerro de siete colores ! C'est plutôt bluffant, j'avoue... Le soleil tape sévère et le touriste de base, qui a oublié les règles élémentaires de la survie dans le désert, bouffe de la poussière à foison... Pas de ça chez nous ! On est équipé pour affronter la bête... Au coeur du danger une fois de plus, pour faire péter le cliché qui tue ! C'est ça aussi le journalisme total !!


salta_sales_gosses Arrivée à Salta, une bonne grosse ville du Nord bien agréable ! Euh là, par contre on ne fait pas grand chose, à part bien manger (gros biffe de chorizo > énorme steak pour fair court), bon jambon cru et super pinard argentin. En plus, on est aidé et encouragé par notre petite famille grenobloise composée de Laeti, Christian et les deux ptits lutins, Zach et Esteban... Bien cool ! Pique-niques sur la place ou dans le parc San Martin, gestion du blog, on fout pas grand chose et c'est pas plus mal car on se prépare aujourd'hui à affronter 23h de bus pour atteindre les chutes d'Iguazu !!!


Et voili, le voyage touche quasi à sa fin, avant-dernier post en live du blog... Un peu "snif" mais un peu "ouaaais" aussi, de revenir vous mettre un peu le dawa ! ;) Nouvelles photos, et nouveau compte avec le lien "NOS PHOTOS 3" dans le menu... mangez des fruits les ptis zamis !

mercredi 31 mars 2010

ADIOS BOLIVIA // ULTIMOS DIAS

RUTA DE LA PLATA

Potosi
Passage à Sucre et Potosi plutôt bref (ça sent la fin du voyage). On est obligé d'accélérer "un poco" la cadence. Deux villes pourtant très charmantes et riches en histoire.

A Sucre, on retrouve par hasard notre Denisette internationale le temps d'un petit déj. La ville est vraiment agréable, sa douceur et ses terrasses ensoleillées appellent au farniente.
A Potosi, à peine un p'tit tour au mercado, une p'tite balade dans la ville et zou ! En route vers Uyuni !!!

MARAVELLOSAS DE BOLIVIA : le Salar d'Uyuni et le sud Lipez

Salar
Tous les gens que l'on a pu croiser et qui en revenaient nous avait prévenu : "C'est dément ! C'est magique ! C'est hallucinant !". Mais je crois qu'en réalité, ça dépasse tout ces mots.
Pour moi, ça a été comme un voyage dans le voyage. La découverte d'une planète encore inconnue. Je n'aurais jamais assez de mots pour vous décrire la blancheur du Salar, les volcans gigantesques, les déserts à pertes de vue, les palettes de couleurs incroyables des lagunes, la grâce des flamands roses...
Je vous laisse avec les photos, mais comme d'hab, j'ai envie de vous dire de bouger vos p'tites fessouillettes jusqu'ici car croyez moi la phrase "ça vaut le détour" prend ici tout son sens.

Besos les z'amis, je vais profiter de nos derniers jours avant le jour j, car pour ceux qui ne sont pas encore au courant, notre date de retour est le 09/04 !!!
Hasta luego chicos ;)

lundi 15 mars 2010

LA RUTA DEL CHE

che

Bolivie, 9 Octobre 1967 : El Che est assassiné dans le escuelita de La Higuera, sur ordre du commandant en chef de l'armée bolivienne, appuyé par la C.I.A. Nous avons remonté sa piste, portés par le vent et la sensation presque palpable d'un grand moment de l'histoire du XXème siècle, plus perceptible que jamais de nos jours...

Samaipata / Lors du trek a Bella Vista / 10.03.2010
Fabio, notre guide, nous apprend que son père a croisé le Che lors de son passage dans la vallée. Au départ appeuré, comme tous les paysans du coin, il est ensuite rassuré par le Che qui lui demande de ne pas s'inquiéter. Quelques jours auparavant, il avait croisé son frêre et lui avait acheté une vache pour nourrir ses hommes. Le Che n'a jamais raquété les paysans boliviens, a toujours payé ses dûs, mais n'a pas vraiment eu l'appui escompté en ces contrées reculées et coupées du monde. Par la suite, les guerilleros prendront la ville de Samaipata à l'Ejercito bolivien, le Che allant acheter ses cachets pour l'asthme sur la pharmacie de la place centrale, aujourd'hui remplacée par une épicerie.

Valle Grande / 11.03.2010
Petit bond dans le temps, le Che est mort et son corps est emporté par hélicoptère jusqu'à Valle Grande, alors les cadavres des autres guerilleros sont acheminés à dos de mule jusqu'au proche village de Pucara. Le corps du guerillero est exposé dans la lavanderie de l'hôpital, torse nu, comme un animal, en guise d'ultime humiliation et pour montrer qu'ils l'ont bel et bien tué !

lavanderia Lavanderia del hospital

La population est invitée, voir obligée, de venir voir le corps de l'argentin, mais c'est l'effet inverse qui se produit. Les gens voient en lui un martyr, car il rappelle étonamment le Christ, et le culte de "San Ernesto de la Higuera" prend forme dès ce jour...

La Higuera / 12.03.2010
Après une route assez éprouvante depuis Valle Grande, nous parvenons à La Higuera, après une halte à Pucara. Il y règne une ambiance apaisante; des types jouent au foot, des vieux squattent par-ci par-là, des enfants trainent suivis par des chiens squeletiques... A quelques km du village, la Quebrada del Churo où eut lieu l'ultime combat entre guerilleros et armée bolivienne. Et l'endroit où fût cueilli le Che, ensuite amené à La Higuera, puis enfermé dans la escuelita avec deux de ses compañeros.

che_prisonnier

Le Che et ses compagnons seront abattus comme des chiens le lendemain, sans aucun jugement. Le corps du Che sera enterré à Valle Grande, pour être plus tard rendu à Cuba, 30 ans après... Il faut savoir que l'armée lui fît couper les deux mains pour s'assurer qu'il s'agissait bien du Comandante Che Guevara... Au cours de notre passage à La Higuera, nous avons rencontré énormément de gens interessants et passionnés sur ce sujet, comme David et ses potes, Suzana, Pablo, ou Karen... Tellement de jeunes et de moins jeunes, de moultes pays différents qui se donnent rendez-vous ici, dans ce haut-lieu de l'Histoire qui les a tous marqué... On en reparle à l'occase ;)

Hasta siempre para la victoria compañeras y compañeros !

Aux portes de l'Amazonie...

Hola les z'amis !
Cet article va réchauffer vos chaumières car je suis désolée de vous apprendre que pendant que vous grattiez le gel sur le pare-brise des voitures nous on jouissait d'un soleil fuerte et suait à grosse gouttes dans la jungle :)

COCHABAMBA > VILLA TUNARI

vista_villa_tunari

Aprés un bref passage à Cochabamba (en ce moment, nous et les villes ça fait "quick"), nous voici à Villa Tunari, dans le Chapare.
C'est pas qu'on en avait marre de l'altiplano, du froid, des lamas et des villes à 3500 m mais j'ai quand même envie de dire "Ha, enfin le soleil, la chaleur, la végétation dense et les 500 m d'altitude..."
On passe 4 journées super entre farniente au bord du Rio San Mateo, balade dans la jungle, rencontre avec les z’animaux des environs, baignades, bons repas chez Juan Jo (soit dit en passant, le seul et l’unique graphiste du coin !!!)…
Whaou que ça fait du bien de vivre au ralenti par cette chaleur tropicale intense !

Villa Tunari, c’est aussi l’endroit où l’on fait la connaissance de Denise. P’tit bout de femme québécoise excellente avec qui on fera un bon bout (prononcez le “t” à la québécoise!) de chemin, tabarnache !

SANTA CRUZ > SAMAIPATA
A peine débarqués à Santa Cruz que le doute nous assaille, Matthieu, Denise et moi : “Euh…on est en Bolivie là, t’es sûr ??!” Grande place aux palmiers gigantesques, magasins de luxes, salons de coiffure, restaurants géants, prix des auberges exhorbitants, architecture moderne, trotoirs propres et non puants…
Haaaa, on dirait une ville européenne ! Au secours ! Vamos rapido !

Aprés 4h de route chaotique (comprendre : chemin défoncé avec gros nids de poule, voir de dinde, c’est plus gros !!!), on arrive dans le joli p’tit village de Samaipata.

Samaipata
Accueil bien chaleureux des mosquitos mais qu'importe, ici les paysages sont à couper le souffle, la végétation est hallucinante, les fleurs fabuleuses, le village si tranquille, les gens si charmants… que franchement, on aurait pu ne jamais revenir (J'rigole ma mam !!). Je vous cache pas que la boulangerie française du village y est peut être aussi pour quelque chose avec ses pains au chocolat, ses croissants, ses pains aux noix tout chaud, mamamia ! Que c’était bon de recroquer dans tous ça !

Non, sinon sans rire, je revois encore le moment où lorsque je bossais chez kreactiv, lors d’une pause clope j’avais pu lire sur un guide (futé) ceci : “Samaipata, à l'entrée du parc Amboro, situé dans “le coudes des Andes” (…) réserve naturelle de 637 000 ha, flore : 2961 espèces recensées, 400 d’orchidées, 7 écosystèmes, 830 espèces d’oiseaux, fougères géantes (…) un des plus beaux endroits d’Amérique du sud.”
Et là, j’y étais enfin, alors c’était… whaou, et même plus que whaou !!! J’ai rarement rien vu d’aussi magnifique… Tous ces verts, ces arbres grands, touffus, tout nu, minus, géants, ces fleurs de toutes les formes, couleurs, odeurs, grandeurs, ses insectes poilus, arc en ciel, en or, ses papillons immenses, rouge, bleu, vert, jaune, orange…
C’était… magique, vraiment. (“Capotant” comme dirait Denise ;)

On s’est fait deux très belles randonnées qu’on oubliera jamais jamais jamais...

helachos
Une dans "El bosque de los helechos" (la forêt de fougères géantes) avec Alcides (super guide bien fun), Diego (Suisse) et Roy (Américain). Impressionnant ! Surtout quand tu sais qu’elles poussent de 1m par siècle et que certaines font 12 m, 13 m et plus… On n'était donc pas les premiers à les voir, et je pense que les tyranosaures rex et autres truc en “us” et “aure” on dû s’y frotter avant nous :)

Bellavista
Puis une deuxième, bien plus intense, à Bellavista, en plein coeur du parc Amboro, avec notre québécoise préférée et Pablo (humble guide et apiculteur, qui connait la forêt mieux que ses abeilles!).
Avec sa machette (bien tranchante, chling !), il nous crée un chemin à travers toutes sortes de végétaux piquants, collants et luisants. On passe de jungles sèches à humides parfois en 1 heure, puis des sapins aux fougères, des cactus aux palmiers… On grimpe, on rampe, on escalade, on évolue sur des crètes, on se prend la pluie, on marche et glisse dans la boue…
Le temps d’une journée, je crois qu’on s’est vraiment transformé en guérilleros et même si c’était éprouvant, ça n’en restait pas moins hallucinant ! Hasta siempre !

Voilou les z’amis. Je vous laisse avec les photos…
Je vous embrasse fort et vous envoie toute la chaleur possible de Bolivia
/ hasta luego*

jeudi 25 février 2010

20 JOURS EN BOLIVIE !!

Hey les amis ! Bon, de l'eau a coulé sous les ponts (c'est le cas de le dire vu la flotte qu'il est tombé), donc on va tenter de rattraper tant bien que mal le temps perdu ! D'abord, petit désagrément, on s'est fait chourrer notre appareil photo à Oruro durant le carnaval... Donc, pas trop de photos de La Paz et d'Oruro, vu qu'on a tout perdu ... snif ! Mais, bonne nouvelle, on en a racheté un autre !! Pas trop cher, après avoir arpenté le quartier adéquate à La Paz, youpi !! C'est parti pour des news rapido ... Abajo !



COPACABANA

copacabana2

Nous voici enfin en Bolivie ! Au menu, Copacabana (non pas la plage du Brésil mais le petit village bolivien) et la teuf pendant 3 jours, avec pour prétexte la Fête de la Virgen de la Candelaria ! Face au lac Titi Caca où naviguent les bâteaux construits en totora (plante semi-aquatiques), le village est donc en pleine ébulition et nous accueille au son des orchestres de cumbia, et au pas, quelque peu fantômatique, des danses traditionnelles (à pratiquer à partir de 3 gr dans le sang !)... Mais qu'est ce qui les rend aussi... saoûls ?! Ce n'est pas la chicha, ni un alcool de grand-mère, mais bel et bien de la bonne vielle bière blonde (paceña / bière de La Paz) au goût bien pisseux, qu'il faut que t'en boives des barriques pour être pompette ! Menfin, l'ambiance est bonne enfant et on danse sous la pluie, les bouteilles tournent d'un voisin à l'autre comme le veut la tradition, jusqu'à ce que la pluie, se faisant trop pressante, nous oblige à regagner nos tanières respectives... Petite galère bancaire : pas possible de retirer de l'argent à Copacabana, à cause de notre chère banque, le Crédit Agricole, qui n'est pas joignable par la seule banque du coin ! Oups... Et on n'a plus une thune ! Heureusement que nos potes Tom et Aurélie, les bretons, nous font l'aumône de 500 Bs (50€) afin que l'on puisse rejoindre La Paz, payer hôtels et comidas durant les deux jours qui suivent... Merci les amis ! (On vous doit des sous, on n'a pas oublié ! ;). Du coup, les glandes, on ne peut pas aller faire l'Isla del Sol à notre grand regret :( Pas grave, on enchaine à La Paz !



LA PAZ

lapaz

Une sacré ville ! On arrive d'abord à El Alto, pour ensuite descendre dans la cuvette contenant La Paz ! Cette ville, c'est comme un immense cratère tapissé de maisons, avec l'Illimani culminant à 6300m, qui veille dessus. C'est là aussi, qu'Evo (Morales), réside dans son Palacio del Gobierno. Ici, c'est une vraie star, pire qu'un joueur de foot, tout le monde l'adore et l'appelle Evo (comme si, en France, on surkiffait Sarko et qu'on l'appelait Nico)... Normal, c'est le premier indigène au pouvoir ! Bref, cela étant dit, on a adoré notre passage ici, même si ça reste assez bordélique et tumultueux, notamment quand tu essaies de traverser le Prado du côté de San Francisco, faut pas traîner sinon tu te fais écraser ! Dans la Calle Linares, la rue des Sorcières, on trouve de tout... Des fringues, sacs et autres articles en vue d'apâter le touriste, mais aussi des foetus de lamas, des herbes miracles et des caillasses magiques ! Sur le marché Lanza, on a aussi nos petites habitudes : on va dejeuner chez la même Mamita (café et maté de coca + buñuelos et pastels > sortes de chichis du coin soit sucrés, soit accompagnés de fromage), on prend nos bons ptits jus de fruits (on vous conseille le banane - mangue - figues pour 4 Bs), et le midi, de temps à autre, on se fait des almuerzos à 5.50 Bs plutôt copieux ! Bref, un budget de 20 Bs / jour (2€) pour la bouffe est suffisant pour survivre en Bolivie... Evidemment, dans la version minimum de frais :)

On a aussi arpenter le marché de l'Alto, un des plus grands du pays, impossible à parcourir dans son ensemble en une seule journée... Une vraie foire-fouille, tu trouves vraiment de tout ! On s'est aussi fait péter une grosse raclette et une fondue chez Jean-Claude, le suisse, peut-être les meilleures de notre existence vu notre situation géographique éloignée de nos origines gauloises :)



ORURO

Deuxième plus grand carnaval d'Amérique du Sud (après Rio) ! Déjà, piti souci à l'entrée d'Oruro car nous n'avons que des photocopies de passeport à montrer aux autorités, et ils veulent nous faire raquer 300 Bs par tête car il manque nos cartes migratoires (attestant de notre date d'entrée dans le pays). Après moultes négociations, on finit par passer (moyennant notre présence au service d'Immigration de La Paz le mercredi suivant) malgré que notre bus, lui, soit déjà parti depuis belle lurette ! Bref, nous voici à Oruro, les prix des hôtels sont ultra-chers en période de carnaval mais on finit par poser nos valises, acheter nos places pour le défilé, etc.

Bad trip ! Piquage d'appareil photo en pleine foule ! La technique : tu te ramasses plein de flotte sur la tronche entre les bombes à eau, les pistolets ainsi que de la mousse à foison, et en deux secondes, ton appareil a disparu de ta poche... Grrrr ! On s'en est voulu car on savait que c'était chaud mais trop tard ! Bref, on est quand même au carnaval nom d'un cheval ! On profite donc, perchés sur nos gradins, du défilé haut en couleurs tout en musique, avec nos voisins et comparses qui nous rincent à coup de paceñas bien chaudes et qui montent petit à petit à la tête... C'est le bordel ! Tout le monde est saoûl, les mecs pissent où ils peuvent, les mamitas soulèvent leurs jupes et font dans la rue, et tu ne peux pas faire 10 mètres sans te faire asperger d'eau, bombarder ou couvrir de mousse aui picotte les yeux ! Un vrai puta madre de caranaval quoi ! C'est bien crevés que l'on repart le lendemain pour La Paz...

Pas de photos donc, mais des photos visibles sur ce lien :) A vous de voir !



SORATA

sorata

Entre-temps, nous sommes revenus à La Paz, où commence le carnaval (sic!)... On en sort plus de ce carnaval, et on doit attendre le mercredi pour passer au service d'Immigration... Donc, nous partons ensuite à Sorata, petit village andin sympatoche au début de la Cordillère Royale... Des palmiers sur la place, des gens qui croûtent sur des bancs, on se croirait dans le sud compère ! Dans l'hôtel, de belles peaux d'anacondas dont une dépasse les 10 mètres, et à l'autre bout du village, mon pote Wilson le ouistiti avec qui je partage une banane rose bien sucrée... le décor est planté ;) Petite balade jusqu'à la grotte de San Pedro (où on pense que les incas ont planqué un trésor) où l'on croise des harras, un aigle, un serpent super long et noir, à bloc de moutons et tous les autres animaux andins de la basse-cour bolivienne ! Super beau, la grotte est pas mal non plus même si on ne peut malheureusement plus se baigner dans ses eaux tempérées... On fait le retour avec Armando, un papi du coin bien coolos, on aura au final parcuru une distance de 25 bornes en plein cagnard, qui occasionnera des gros pêles sur le pif et les épaules... Croyez-le ou non, mais le carnaval commence aussi ici ! Du coup, l'agence de guides est fermée et l'on ne peut prendre les infos nécessaires pour un trek de 3 jours jusqu'à la Laguna Glaciar... Tant pis, on se barre donc aller triper chez les Aymaras sur les bords du lac Titi Caca (et non Connémara, comme dirait notre ami Sardouille...)



ÎLE PARITI

Pariti

Après avoir enchainé quelques combis et joué des coudes pour avoir des places, nous atteignons Huatajata dans le but d'embarquer pour une des îles du lac Mineur... Et rebelote, le carnaval nous accueille avec son lot de gens fracasses et ses danses ennivrantes et ennivrées surtout... On finit par trouver l'hôtel de Maximo Catari, célèbre jusque dans les guides internationnaux, car ayant parcouru le lac en 28 jours, dans une embarcation de totora, dans les années 70... On négocie le prix et on finit par partir en "velera" (petit bâteau à voile) pour l'île de Pariti ! Un peu galère, car j'y connais que dalle en voile, et le vieux me met à contribution sauf que je capte pas grand chose à ses ordres de marin castillan... Mais on s'en sort pas trop mal malgré le vent, un peu récalcitrant et l'orage qui semble pénétrer de plus en plus sur la mer... euh le lac :) Après avoir tenté de nous acheté nos t-shirts et pompes Quechua, après qu'il ait finalement mis en route le moteur pour arriver avant la nuit sur l'île, nous débarquons enfin sur ce mini-territoire d'outre-lac, aussi grosse qu'une crotte flottant sur l'étang de Thau ! On est direct accueilli par Pedro, qui nous propose de pieuter chez lui, dans un cuarto aménagé pour touristo... Pourquoi pas, la nuit tombe et on ne sait pas trop ou planter la tente ! Dans la piaule, ça sent un peu le bouc (au sens propre du terme), mais on a vu pire ! Pas de chiottes (si ce n'est des semblants de toilettes dans la cour d'école, des trous quoi...), ni de douches... Yeah, c'est l'aventure ! Pedro nous ramène un plat à base de choclo (maïs), d'oeuf revuelto de pato, de fèves et avec une sauce bien spéciale. Merci l'ami !

Le lendemain, découverte de l'île. On en fait le tour dans la matinée, et ça fait vraiment du bien d'être au milieu de cette (haute) platitude... Pas de bruits de moteurs, seulement des chants d'oiseaux, des bourdonnements de libellules et les mamitas qui bossent à leur jardin... Les gens sont pas méchants, mais très peu parlent castillan, plutôt Aymara donc la communication n'est pas facile... On est un peu des animaux de cirque pour eux, avec nos fringues Quechua et nos torches frontales, mais on assume ! On est entouré d'animaux de tous genres : moutons, vaches, cochons, poules, chats, chiens, cuys... Y'en a partout et c'est le concert permanent !

Pedro est sympa mais un peu bizarre, il s'incruste n'importe quand dans notre piaule (sans taper au préalable évidemment, bonjour l'initimité), et en plus, il aurait besoin d'une bonne douche... Bon c'est sympa cette île, mais on se fait rapidemment chier, faut l'avouer... Demain, on se barre direction La Paz, Pedro nous emmenera en barque jusqu'à l'île de Katahuata pour choper le bus... On notera en prenant le bus que Pedro se détachera royalement de nous, oubliant quelque peu son attitude un peu mielleuse du début... Ils sont un peu comme ça les boliviens, du moins certains, heureusement pas tous....

Voili les amis ! On est désormais à Cochabamba, à 8h de La Paz côté Est, à 2700 m d'altitude, et on va partir dans la Vallée de l'Alto, sur la route du Che et du parc d'Amboro... A plus dans le bus !

samedi 6 février 2010

Viva Bolivia !

Hola, que tal ?

Frontera

On a passé la frontera Perú-Bolivia il y a 4 jours et devinez quoi ???
On a à nouveau accés au blog !!! Youpi tralala chabada !

Vous voulez vous marrer au passage ? J'étais tellement excitée d'entrer en Bolivie, perdue dans mes rêves, je me voyais déjà au bord du lac Titi Caca... que paf ! j'ai râté la marche devant le poste boliviano, lol ! La grosse gamelle, comme quand t'as 8 ans, la croûte au genoux et les mains qui piquent à cause des petits cailloux!)
Hahahahaaaaa, marrez-vous :)

Bon allez ça suffit pour aujourd'hui les z'amis, je vous laisse avec de nouveaux articles et de nouvelles photos.
Besos, suerte y todo...

El fin del Perú...

El gran Machu Picchu...

Machu Picchu2

Ça ne s'est pas joué à grand chose (4 ou 5 jours au plus) mais on l'a vu ! On y était ! On l'a fait ! En effet, vous avez dû entendre parler des inondations dans la vallée des Incas (si si, je suis sûre que c'est arrivée jusqu'en France ;) et bien sachez qu'on a eu la chance d'y échapper et de voir l'incroyable, le beau, le grand Machu Picchu !
Ce fût une journée magique !
Par contre, il faut savoir que le Machu Picchu, ça se mérite ! Tu ne le fais pas comme ça pif paf pouf en claquant des doigts (enfin là je parle si t'es un vrai Aventurier, si t'es un touristo clubmedo, c'est pas la même!)...
Tout commence par les réservations (pas le plus marrant), car lorsque tu ne veux pas passer par les tours opérateurs tu dois te démerder comme un grand, normal :) Il faut donc tout acheter à Cuzco : billets de train, seul moyen d'accéder à Aguas Calientes, là où se trouve le chemin qui mène au Machu Picchu + billets du site, car une fois arriver en haut, si t'as pas ton billet, t'as quasi aucune chance de voir le Wayna Picchu (montagne qui domine le site, seulement 2 groupes de 200 personnes peuvent y monter par jour, autrement dit les premiers sur le site) + réserver ton hotel, si tu ne veux pas te retrouver à dormir sur la plaza des armas (ce qui est tout à fait faisable, je pense, en saison sèche !). Une fois que t'as tout ça, déjà, t'es content et super exité !!! Ensuite, quand t'arrives à Aguas Calientes, il fait nuit, super humide et t'hallucines tellement ya de monde dans cette si petite ville aux centaines de restos et d'hotel. Tout ce monde est là pour une seule chose : voir le Machu Picchu ! Whaou ! Puis tu te couches tôt, enfin t'essaies car t'es trop exité pour t'endormir, et tu mets ton réveil à 3h ! Si si, 3h, sinon pas de Wayna ! Car le site ouvre à 6h00. Bref, tu fais ce qu'on t'a conseillé de faire, au début ça parait un peu "trop" tout ça mais je t'assure q'une fois sur place, tu comprends mieux... A 3h30 du matin, t'es pas le seul avec ta lampe frontale et tes barres de chocolat à prendre le chemin du Machu Picchu. A ce moment précis, tu te mets en mode "je monte" et tu te répètes : "en haut je vais voir le Machu Picchu". Il y a à peu près 1h30 de grimpette avec des marches qui sont 2 fois plus hautes que la normale. En fait ce chemin coupe les lacets empruntés par les bus (bus qui coûtent très très chers et que de toute façon tu ne peux pas prendre à 3h du mat !). Arrivé en haut, t'es crevé et tu vois la queueleuleu de touristos ! Ouch, ya plus de 400 personnes, ça passera jamais ! Et si ! Coup de bol ! Ça passe ! (J'ai eu le numéro 390 et Matthieu 391!!!)...

Machu Picchu
Et là commence le rêve... Dans ce lieu sacré, caché, gardé secret, au milieu de ces montagnes à la végétation si dense, aux fleurs de milles couleurs, ces énergies si mystiques, cette ambiance brumeuse si mystérieuse... Tu profites de chaque moment. Tu passes ta journée à déambuler dans le site, à t'imaginer la vie et la folie de Pachacutec (9ème empereur incas), à grimper tout en haut du Wayna, à t'émerveiller devant les orchidées...
C'était une journée si particulière qu'il est difficile de la narrer. Tout ce que je peux dire, c'est que c'était une sacrée journée :)


El cañon de Colca...

Colca
Après les pluies quotidiennes de Cuzco, vamos vers le grand soleil d'Arequipa, la ciudad blanca ! Blanca, à cause de la pierre volcanique blanche utilisée pour les maisons et monuments.
Et si on est là, j'avoue, c'est surtout pour le cañon de Colca car on est dans une période où moins on est en ville, mieux c'est :) On a qu'une envie c'est d'aller retrouver la nature, les grands espaces, les fleurs...
On se renseigne donc au max par nous même car, encore une fois, hors de question de passer par une agence ! Non mais oh ! :)
Le cañon s'annonce dur l'animal : 3200 m de dénivelé ! Mais bon, tant pis, même pas peur ! En route !
Après avoir traversé quelques montagnes, emprunté des "pistes" (les "pistes" ici ce sont des routes qui ne sont pas des routes, des "chemins de terre" on dirait chez nous !), croisé une multitude de troupeaux de lamas et de vigognes, on arrive à Cabanaconde, petite ville paisible au bord du cañon. On rencontre Rober, un jeune péruvien qui connaît le cañon comme sa poche, pratique ! Il nous donne pas pas mal de conseils et nous file aussi quelques adresses où dormir (merci Rober ;).
Et c'est parti pour 3 jours et 2 nuits dans le 2ème plus profond cañon du monde en compagnie de 2 lyonnais super cool, Gwenaëlle et Charles, rencontrés dans la descente ! Yiiiha !
Je vous laisse avec les photos... et je vous laisse tout court d'ailleurs :)
Besos amigos ;)

mercredi 3 février 2010

CHRONIQUES DE VOYAGE AU PEROU

PROLOGUE
Voici quelques anecdotes, réflexions et chroniques d'un voyage au Pérou, histoire de sortir du cadre narratif de nos aventures ici bas :)

COMBIEN ÇA COÛTE POUR MANGER AU PLUS BAS PRIX ?

Je vais prendre un exemple simple : une soupe de légumes et pates pour 2, idéal en altitude et quand il fait frisquet mon biquet.

Ingrédients : 1 carotte, 2 tomates, 1 demi-brocolis, quelques feuilles d'épinards, des petits-pois, une tranchouillette de courge, 1 poireau, 4 morceaux de pain (ils vendent le pain sous forme de galette, genre pain a kebab) > 3.60 soles (1€ = 4.50 soles). Une fois que tu as acheté tous les aliments de base avec lesquelles tu te trimballes (sel, poivre, herbes, pates, riz, ...), un repas peut te coûter grosso-merdo 1€ ! C'est pas cool ça ! Bien sûr, il faut loger dans un hôtel où tu peux te servir de la cuisine, ou bien acheter toi-même un "estuffito" (plaque électrique) pas cher sur un marché populaire du coin.

Autre exemple : aller au resto ! En te débrouillant bien, tu peux trouver des menus entre 5 et 10 soles (entre1€ et 2€ et quelques...). Au menu, une entrée (soupe, salade, spécialités de types papa a la huancana, ceviche...), un plat principal (poulet patates, truite, milanaise, selon le resto...), et une boisson (gazeuse, limonade, thé ou maté, ...). Et ce qui est sympa aussi, c'est qu'on peut fumer dans les restos en général (sauf quand ça devient trop huppé, mais c'est pas grave on n'y va pas ! muhaha ).

LES COMBINES SEMI-LÉGALES

A lima ou a Cuzco, en gros dans les villes assez importantes, tu te fais souvent alpaguer par des rabatteurs à-même la rue... Les agences de voyage, les restos carte à la main, mais aussi des djeuns qui te proposent tatouages, massages... Genre tu pars becter un "Aji de gallina", et en passant, tiens-donc tu vas te faire tatouer le portrait de ta belle-mère sur l'arrière-train (bisous Martine, ne te sens pas visée ;)... Pourquoi pas... Sauf qu'une fois qu t'es passé en boutique, tu peux aussi passer commande et acheter coke, herbe and co ! Ce petit manège a lieu sous les yeux des flics alentours, ce qui est assez marrant et très hypocrite... Un sacré réseau qui doit bien arroser nos amis de la municipale...

A côté de cette ouverture facile aux drogues dans les grandes villes, il existe aussi l'opposé dans les petits villages. Exemple : après le trek du MachuPicchu, nous arrivâmes à Ollantaytambo pour laisser quelque peu reposer nos gambettes fatiguées. Le soir, pris par l'envie subite d'acheter des mouchoirs, je sortis sur la place du sus-dit village. Là, devant mes yeux effarés, 4 autochtones empoignèrent des cannes de marche (à la base destinées à être vendues au touriste lambda), et se mirent à later un autre type, seul et chevelu. On a pu constater, au Guaté et au Perou, d'après les dires d'autochtones, qu'étant donné l'inefficacité de la police en présence de vols, viols et autres sévices infligés par quelques personnes, certaines habitants s'organisaient en milices pour faire régner l'ordre (ce qui donna parfois lieu à des exécutions massives sur les places publiques ! oui oui !). Ainsi, suite à cet évènement (le type roué de coups), je me dis que le type doit être un voleur, un violeur, voir la réincarnation de Pizzaro version new school... Sur ce, je m'approche de mamitas observant la scène, et cherche à comprendre le pourquoi du comment. Et elle de me répondre : "c'est un type qui fume de la drogue, et ça on ne peut pas laisser faire !" ... Gasp me dis-je ! Donc ces 4 types qui passent leur journée à tiser de la Cusqueña (bière du coin) sont en train de later un pauvre type qui a juste fumé un join d'herbe ?!! Et tous les gens aux alentours créent un attroupement autour de cette tragique scène, certains riant, d'autres fiers de leur acte s'enguaillardissant dans cette valse de violence... c'est bien triste...

ILS DOIVENT ÊTRE DÉFONCÉS LES PÉRUVIENS À FORCE DE CHIQUER LA COCA !

Meuh alors, c'est quoi ce cliché ! C'est comme les 3 brésiliens rencontrés lors d'un ptit café à Cuzco qui nous ont demandé si on avait du parfum français sur nous, et si c'était vrai qu'on prenait une douche par semaine... Suffit les sottises ! En fait, par exemple les boliviens prenaient de la coca, sous forme de feuilles placées entre les dents (50 au total), pour se donner de la force avant d'aller aux mines de Potosi (qui soit dit en passant, virent mourir 8 millions d'indigènes, au service soumis des espagnols et dans le but d'enrichir notre chère Europe ! C'est d'ailleurs grâce aux sommes monumentales d'argent tirées de ces mines que débuta l'air du capitalisme...). D'autre part, les autochtones et les guides le conseillent, il est bon de se faire des matés de coca pour pallier au mal des montagnes, et pour habituer son corps à gérer l'altitude ! Du coup, on a aussi acheter des feuilles de coca pour se faire des infusions de temps à autre... Il est vrai que ça donne aussi de l'énergie et plus de combativité, mais rien à voir avec le procédé chimique qui donne lieu à la cocaïne, par le biais d'utilisation d'acide chloridrique et autres produits hautement recommandés par le ministère de la santé ! Il existe énormément d'herbes à but médecinal comme la muña (estomac), uño del gato (renforcer les défenses immunitaires)... et bien d'autres encore. En revanche, même si la médecine traditionnelle persiste, il y a de plus en plus de pharmacies, sans ordonnance bien sûr, où tu vas acheter le nombre exact de cachetons qu'il te faut (et non les paquets entiers comme en France ! Peut-être une idée à soumettre à nos fabuleux dirigeants dans l'espoir de renflouer le trou du cul de la Sécu. Qui sait...)



C'EST UN PEU À L'ARRACHE VOTRE TRIP LÀ !

Ben, en fait pas tant que ça... En France, on a un statut de classe moyenne, voir un peu en-dessous, comme la plupart d'entre nous. Salaire moyen, grosses charges (loyer, bagnole, électricité, etc.)... Mais la vérité, c'est qu'ici on est riche ! Ok, on n'organise pas notre voyage en agence, en mode tout calé dans des hôtels de luxe, à prendre des photos des petits péruviens se morvant dessus avecs nos télé-objectifs canon made in China ! Mais, on se rend vraiment compte de notre richesse : un toit (mauvais exemple, puisqu'on n'en a plus, mais on en a un en général :), une bagnole, la sécu, l'eau chaude, les loisirs... Tout est hors-normes ici, par rapport à nos repères occidentaux, les notions de propreté, d'hygiène, les rapports humains... Les places centrales et alentours sont farçis de gamins (entre 4 et 10 ans), qui vendent des chewings-gums, clopes ou te proposent de te cirer les pompes, tout cela dans un réseau bien organisé géré par des plus vieux, eux-même encadrés par des adultes... Faire de l'argent prend le pas sur l'éducation, voir l'enfance... Difficile quand t'es dans le bain depuis ton plus jeune âge...



D'autre part, il existe tout de meme de réels circuits touristiques, des boucles plus ou moins établies... et l'affluence d'agences proposant tous types d'excursions créent des marées déferlantes de touristes... T'as vite fait de te retrouver au milieu du troupeau, obéissant aux regles du timing et de la rentabilité (pour la plupart), et ne pas profiter réellement des lieux...

Aussi, au cours du voyage, tu rencontres beaucoup de personnes comme toi, certains voyageant quelques mois et d'autres depuis des années... Dès lors, tu prends conscience que tu es loin d´être seul, et que pour la version "découverte du nouveau monde", il faudra te trouver une autre planète. D'où l'intérêt de chercher les coins un peu perdus et hors des sentiers touristiques, où bien les hotels familiaux un peu reculés et pas forcément dans le routard et le lonely planet (les 2 bibles du viajero)... Mais attention, on prend quand même de sacrés claques ici, entre les paysages incroyables, la gentillesse des gens, les marchés hyper-colorés, les aliments fruits et légumes inconnus sous nos latitudes, etc...



SANTÉ !

Que les soiffards se calment, je parle plutôt ici de santé au sens propre :) Car, avant de voyager et après avoir arpenté les allées du centre de vaccination, et suite aux avertissements divers comme quoi il ne faut pas sortir de chez soi car c'est trop dangereux au-delà du canapé, vous êtes en droit de vous demander si l'on ne va pas ramener la peste en Europe, la grippe A et toutes les autres maladies de l'alphabet ! Et bien, niveau vaccins, on est au point vu qu'on a même fait la rage (!!). On a zappé les traitements anti-palu car trop contraignants et néfastes en cas de long voyage. Le tout, c'est d'être muni d'un bon répulsif et d'éviter de trop s'exposer dans les endroits fournis en moustiques (jungle, lagunes, etc.). Pour cela, rien de tel qu'un bon pantalon, des pompes, etc.. le minimum de peau exposée...

Ce qui ne nous a pas empêché de bien se faire dévorer quelques fois, comme à Uxmal, Palenque, Bacalar... Les problèmes de santé les plus reccurents sont plus souvent liés à la bouffe et à nos pauvres intestins parfois molestés par de vilaines bactéries... Le transit prend une claque et on se met en mode "brin-brin" (pour les fans des nuls ;). Bref, c'est marrant dit comme ça, mais ça ne l'est pas toujours quand ça traine deux semaines !!! Mais bon, ya des cachetons pour ça, ainsi que diverses herbes à prendre en infusion (muña, coca, manzanilla...) et toujours notre bon vieux riz bouillon :)

L'autre souci, c'est le temps, car sur l'Altiplano (entre 2500 et 3500m), il flotte comme alpaga qui pisse ! Et tous les jours, version orage d'été... Il peut dracher pendant plus de 20h d'affilée. 5 mn passées sous les pluies torrentielles et tes sapes mettent 2 jours à sécher ! Sans parler du fait que tu peux te choper une bonne crève au passage et qu'il n'y a pas toujours une bonne douche chaude pour te réconforter... C'est le prix à payer quand tu visites ces contrées pendant la saison des pluies. Heureusement que les paysages et altitudes sont super variés en Amérique du Sud (altiplano, désert, pampa, jungle, etc.), ce qui donne l'impression de voir plusieurs pays en un seul ! Ça, c'est vraiment hallucinant !

EPILOGUE
On espère que ça vous aura aussi fait partager notre voyage et tous ces détails et choses de la vie qui sont autant d'images et de sensations, difficilement perceptibles de l'autre côté de l'écran :) Besos et à bientôt !

mercredi 20 janvier 2010

FLASHBACK EN HUACACHINA

Après avoir traversé la moitié du pays par la côte, passé Lima, pisco et Ica, où l'atmosphère est aride et poussièreuse, nous prenons un taxi pour sortir de la ville et arriver à Huacachina... Les dunes de sable nous accueillent et après une légère montée, nous atteignons enfin la fameuse oasis. C'est tout petit, grand comme 4 terrains de foot peut-être, comme si un géant avait creusé de ses mains dans le sable pour y jetter un seau d'eau... L'oasis s'organise autour de la lagune (que l'on retrouve gravée au dos des billets de 50 soles), et niveau organisation, ce sont des hôtels, restos, agences de tours en buggys et location de sandboards... parfois, le tout en un ! Welcome to the Turista Land ! Faut dire qu'Ica est plutôt sale et bruyante... à choisir entre les deux spots, ya pas photo ! ça sent quand même la grosse glande, d'ailleurs la plupart des gens passent leur temps à trainailler, à piquer une tête, à grignoter tellement ya pas grand chose à y faire ! Les autochtones s'en frottent les mains et te vendent tout au prix fort, disons fois deux...

¡¡ Bodega bodega !!

Papa, comment on fait du pisco ? Et bien, c'est très simple mon fils : tu prends du raisin bien gros, t'embauches des meufs que tu deguises version traditionnelle (Chingreta) pour l'écraser avec les pieds, tu récupères le jus, tu le distilles et tu mets tout ça dans des jarres pendant 3 mois ! Facile non ? Par contre fiston fais attention, car ça bourre caremment la tronche ce truc-là ! Et je sais de quoi je parle... me suis fait embouquaner par un bolivien le 2ème jour au Perou, avec un bon litron de pisco sur le dos (dilué SVP)... ça calme !

jarres_pisco

Mais ils font aussi du vin... Par contre, faire bien attention et demander du vino seco, sinon c'est tout le temps du dulce (sucré)... Pas degueu mais surprenant quand tu t'y attends pas. Bref, après cette visite de la bodega et un petit gueuleton typique, nous rentrâmes maison dans un taxi deglingos, mais qui apparemment serait aux normes par ici... Buenas noches chicos !

¡¡ La dudune à son pépère !!

Le lendemain, après un réveil mouvementé, suite à des problèmes digestionnels dûs à l'ingestion d'un jus de fruit sûrement frelaté, nous nous mîmes cependant en mouvement pour aller visiter les dunes alentours et jouir du point du vue environnant. Après avoir négocié hardimment le prix de la planche de sandboard, nous gravîmes la plus haute dune, mais un peu de front... Rappellez-vous qu'au départ c'était plutôt ambiance ramollo ici, donc il faut réhabituer son corps engourdi aux joies de la vie normale :) Dure dure la montée ! On y arrive enfin, la vue est pas mal du tout, le vent souffle tout en haut et le sable tumultueux tente de s'imisser par-delà les interstices... de quoi, nous ne le saurons pas... Quoi qu'il en fisse, nous descendîmes sur le sable chaud, et tant bien que mal pour moi, sur la planche pour rejoindre la lagune... Petit match de foot avec les autochtones à l'arrivée (ils m'ont foutu en cage et m'appelez Barthez bien que je ne manque point de cheveux ! salauds de péruviens !). Et c'est ainsi que le soleil se coucha sur la lagune de Huacachina... oh yeah !

huacachina

Dans le prochain article, vous découvrirez comment Julia et Matthieu ont atteint la vallée des incas et quelles merveilles ils vont y découvrir... Hasta luego chicos, gardez la frite ou la papa francesa comme on dit par-là ! ;)

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